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    J'admets que Potiné a ce pouvoir. C'est lui le chef. Il débarque et le centre du monde en fait autant. Mathieu ragaillardi lui demande ce qu'il devient. Impeccable.. Comme tu vois.. Lui répond Potiné assez majestueusement. Puis enchaînant. Tiens.. Voilà mon vieux Louis qui apporte ses bonnes nouvelles.. Ohh.. Là ça va mieux.. Se met à chanter Louis de sa grosse voix d'obèse. Je commençais à m'inquiéter.. Ca fait au moins une semaine que t'es plus passé;. Ou je me trompe.. Approche toi au lieu de discuter.. Ordonne Potiné. Ils se congratulent à pleine voix. Fais gaffe?, Poursuit Louis.. Il court des bruits sur toi.. Potiné l'attrape aux épaules. Laisse tomber les ragots.. Les gens sont jaloux.. C'est parce que je suis le plus beau.. T'as toutes les femmes à tes pieds.. Quelle chance mon salaud. Lui fait gros Louis. Puis bien plus calamiteusement encore. Et la jeune.. La bien goalée.. Qu'est-ce qu'elle devient.. Mais mêle toi un peu de ce qui te regarde. Lui rétorque Potiné avec un gros clin d'œil. J'en eus mal au ventre. Antoine s'amenait alors. Je me doutais que c'était la fête. A qui elle est la Ferrari jaune qui est dehors.. Il paraît que le milliardaire paie un coup.. Jovial comme pas deux il s'écrie. Ce qui lui vaut une charge amicale de Potiné qui aurait tué l'ours le plus mal léché. Rapplique.. toi aussi.. Qu'est-ce t'attends. Je dois te supplier.. Allez le patron .. où est-ce qu'y se cache le vieux fou.. Le peuple a soif.. Le peuple se révolte.. S'indigne Potiné en fixant Michael. Lui de son côté cherchant à savoir qui serait le premier à faire sonner son tiroir caisse. Sam débarque et se met en embuscade à l'autre bout du comptoir après une solide claque sur la main de Potiné; Dans mon coin je me fais tout petit à nouveau. Sachant qu'un Potiné se dira qu'un timide pareil n'ira jamais marcher sur ses plates bandes. En vérité je me fous de ce qu'il pense. Au moins il évitera de me contrarier inutilement. Je suis en vie dans un monde où les Potiné font la loi. Qu'y puis-je. Si cela ne tenait qu'à moi je les éradiquerais tous de la surface de la Terre. Je ne ressentirais pas l'ombre d'un remord à les voir disparaître. Jack Elias lui ne se contenterait pas d'en parler. Il est autrement plus costaud que moi. Des Potiné il s'en mange cinq tous les matins au petit déjeuner. Mais maintenant que j'y pense.. Et soudain je me dis que c'est la première fois que j'y pense. Jack Elias ne comprendrait rien à cette affaire. Il n'a pas de gonzesse. Il n'en a même jamais eu. C'est pas vrai maintenant!!.. V'là l'autre cochon qui arrive.. C'est lui le meilleur.. Je l'ai toujours dit. Reprend Potiné la moustache blanche de mousse quand Salvador franchissait à peine le pas de la porte. Je m'étais pas trompé... Il était temps que je vienne voir un peu ce qui se passe.. Dès que je m'absente cinq minutes ils font des conneries ces jeunes.. S'écria Salvador que je n'avais jamais vu aussi heureux de vivre. Je me suis dit alors qu'une nouvelle soirée aussi vide que nos existences pouvait commencer. Je restais collé à ma place n'ayant maintenant que du café à boire. Je m'étais dit que c'était pas une occasion valable pour picoler. Me faisant ainsi et comme j'aurais du prévoir, très vite remarquer. Jusqu'à me montrer nerveux devant leur insistance à me faire changer d'avis. Le plus fou est que sans l'irruption de Potiné j'aurais filé en douce. Seulement un lien morbide, toujours le même, m'enchaînait à ce maudit destin qui m'oblige à autant de bassesses. Prisonnier de mon étrange passion je me raccrochais à ce que je pouvais et Potiné quoique en me brisant le cœur finirait par sortir quelque chose d'intéressant. Bien décidé à éviter toute situation ridicule ce qui signifiait qu'il était hors de question d'avancer un doigt vers elle, j'aurais rampé sur le carrelage en échange de la moindre nouvelle. Dans mon rôle ingrat forcément, on ne me disait rien et je n'avais pas la plus petite idée de ce qu'elle devenait. Dans la même minute je m'avachissais où j'étais tendu comme un arc.. Cela tenait à rien. Un rire. Une poignée de main que l'on m'offrait. Un petit mot juste pour moi. Une grosse blague de cul sortant de la bouche de l'un des nôtres mais le plus souvent de celle de Potiné. Un insignifiant regard se tournant vers la porte d'entrée et je sursautais en imaginant que c'était elle. J'étais pas loin de sombrer au milieu des hallucinations. Ce tourbillon me jouait des tours..

     

     


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    La jalousie est une altération des sens unique en son genre. C

    'est plus qu'un sentiment. Je voudrais pouvoir en parler mais je sais à quel point c'est difficile. La jalousie rentre dans le lot de ces phénomènes que les écrivains par exemple ne reproduisent jamais entièrement. Je me suis déjà amusé à étudier les mots qui la décriraient en littérature. Coup au cœur.. Petit monstre qui me rongeait le cerveau.. Pulsion morbide.. Le roman souffre d'impuissance devant la jalousie qui le domine orgueilleusement. S'il est simple de faire passer une quelconque douleur physique avec des mots, ou un drame innommable comme la mort d'un être proche, parce que n'importe qui à tous moments se doute que le destin peut frapper et sur sa tête autant qu'une autre, dans le cas de la jalousie trop en faire semble déplacé. Se cantonner à la nommer tombe à coup sûr à plat. On aboutira toujours à un piteux décalage entre le phénomène et ses conséquences. Pourtant nous tenons là un levier qui fait parler la foudre, un déclencheur d'assassinats hors pair. Ouvrons un journal de province et faisons le compte. Il suffit de feuilleter quelques pages pour lire en toutes lettres qu'un brave type(ses proches le décrivent ainsi en général..) vient de trucider un tel ou sa femme ou les deux;.. Mais tant que le drame n'a pas eu lieu celui qui souffre a l'air d'un imbécile si jamais il s'avise d'en toucher un mot ne serait-ce qu'à son meilleur copain. Et il a beau brûler comme un volcan le pauvre. Cela tient à notre société et sans l'avoir vérifié l'histoire remonte très loin. Ne nous étonnons pas alors que même les écrivains peinent avec ça et péniblement cherchent leurs phrases. Ils racontent leur amour des pages entières en se gardant surtout d'avouer comment ça se passe réellement sous la peau. La vérité ils préfèrent la jeter aux chiens. Pour les lecteurs ils prévoient de grandes tartines dégoulinantes et apparemment cela plait à tout le monde. Résumons. L'amoureux est grand et beau. Le jaloux qui est tout aussi amoureux a l'air d'un con. Donc ils ont raison. Le malaise n'étant pas vendeur. Parlons vite d'autre chose. D'ailleurs celui qui souffre dans cette damnation oubliera à peu près complètement l'effet que ça avait sur lui dès qu'il se verra un minimum guéri. Cela ne s'explique pas entièrement je crois. Non seulement le malheur frappe mais la honte l'accompagne pour doubler la mise. Bref c'est une calamité et mon affaire qui me donnait des frissons glacés avec simplement le fait d'entendre dans mon dos la voix de Potiné n'avait vraiment rien de glorieux. Tout était contre moi. J'étais trop vieux et fauché. Et si on m'aimait bien j'étais loin de lire une grande admiration à mon endroit chez ceux des Champions.. Je n'avais d'autre solution que donner le change. Une fois de plus. Marcher sur mes propres couilles ne me paraît pas si douloureux. Ce n'est rien en comparaison de ce que je ressentirais si un autre s'avisait de le faire. Cela tient à mon caractère et je ne suis pas près de prendre ça à la rigolade comme un Robert par exemple. Histoire d'amuser les copains. Plutôt crever je me dis. Oh.. Mais tu me fuis ou quoi.. J'ai l'impression que tu me tournes le dos à chaque fois qu'on se voit.. Je pue pas de la gueule pourtant non?.. Et oui Potiné tu schlingues pas de la gueule mais ton esprit lui sent plus mauvais qu'un rat mort. Seulement je me fend d'un sourire d'enculé et lui tend la main d'un geste magistral. Mais oui quoi.. Rapproche toi un peu d'ici.. Qu'est-ce que tu fous au bout du comptoir tout seul.. On est mieux entre hommes.. Non?.. Me fait-il avec déjà le monde qui s'agglutine autour de Don Juan...

     

    Dernier Coup de Reins

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    Pour Lou proprement dit au milieu de ce sac de nœuds il en allait autrement. Je m

    'étais rarement autant amusé avec une femme. Et si j'avais connu une certaine gêne au réveil le matin, puis plus tard il m'avait fallu la raccompagner un peu à la vue de tous en ville parce qu'il fallait bien la ramener chez elle, finalement je ne regrettais rien du tout. Elle parlait assez peu en vérité et j'ai le sentiment que cela arrangeait pas mal les choses entre nous. Sexuellement ce fut presque une découverte. Elle à l'âge d'être ma fille et cette jeunesse à laquelle je n'avais jamais prêté trop d'attention n'était pas loin de me bouleverser. Son corps menu et presque frais offre toujours une saveur que ne possède plus Maggy par exemple. Pas plus qu'Isabelle ou Rachel puisqu'il faut bien que je me réfère à ce que je connais. Même sa façon de faire l'amour qui m'aurait contrarié chez une de celles là, s'est révélée terriblement excitante. Lou ne prend aucune initiative mais réagit avec une puissante sensualité à tout ce qui lui arrive. Elle se comporte exactement comme une poupée très sensuelle et qui est là à espérer que tous ses petits vices seront comblés. Elle baigne en permanence dans l'ennui et donne l'impression d'attendre, ce qui n'est pas forcément très agréable, mais couine adorablement comme une gamine espiègle à peine on la touche. Ne laissant aucun doute au partenaire. Elle peut s'éclater comme une folle si on sait s'y prendre. Je me remets malgré moi à trembler en y repensant. Je la vois encore la bouche grande ouverte et soufflant et ahanant faiblement alors que je la sodomisais. Se contentant de pousser ses petits cris, de minuscules oui.. à peine audibles et sans conséquences. J'ai été ému par autant de passivité érotique. Pourtant je ne ressens toujours pas plus d'attrait véritable envers elle. D'ailleurs déjà mon esprit s'en va et la quitte. Juliette vient de la remplacer. Un symbole nouveau plus définitif qui expliquerait aussi la vie et ma raison d'être sur terre. Une rêverie après l'autre j'en reviens à tourner en rond. Comme à l'instant avec Lou je découvre que n'importe quel chemin érotique me ramènera à Juliette. Y ajoutant ici et peut-être pour mon malheur, un goût plus âpre encore parce qu'avec elle cette nuit ce fut la grande répétition. Mes fantasmes je le sais ne me laisseront plus jamais en paix. J'ai le sentiment d'avoir goûté à une sorte de faux paradis et c'est pire que tout. Conscient de m'être offert une pâle imitation. Comme pour l'imbécile qui vient de se shooter pour la première fois à l'héroïne. Il sait qu'il va morfler, mais cela ne l'empêchera pas de recommencer. Sa vie n'était qu'un paquet de merde avant de filer dans les étoiles. Il lui manquait seulement de trouver le moyen d'y aller. Et pour son malheur il vient de tomber dessus. Il pourra toujours se maudire une nuit au bord du trou. Autant s'en vouloir d'être un homme avec deux bras et deux jambes au milieu desquelles misérablement pendent une paire de couilles. Ca n'avance à rien de regretter d'être né. D'autant que voir la vie en noir d'une minute à l'autre rend faible et trop souvent ça arrive juste au plus mauvais moment. Ahh.. Je me disais bien qu'ils seraient tous là.. Ca fait plaisir de revoir les vieilles têtes..; Quelle chance il avait de se réjouir comme ça. Quand de mon côté cette voix qui était celle de Potiné me hérissait les poils de la tête au pieds....

     


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    Mona à qui je n

    'avais pas parlé me fit coucou en quittant le bar. Je savais où elle se rendait et en cherchant mon regard elle voulait me dire, et c'est du moins ce que j'imagine, que nous étions un peu plus copains que de coutume elle et moi. Alors qu'en vérité je m'en foutais pas mal. J'étais pas là pour créer la grande fraternité de la baise. David l'attendait chez moi pour lui faire sa fête mais ça ne regardait qu'eux après tout. Je m'étais demandé pourquoi il ne s'était pas décidé pour une chambre d'hôtel dans une ville un peu plus loin. Peut-être que c'était plus risqué encore que d'aller chez moi. Où ne supportait-il l'ambiance des chambres d'hôtel et je pourrais le comprendre. C'est laid et triste comme endroit. Même quand on y met le paquet. C'est moche par principe. Ces piaules faites pour y balancer sa carcasse sans l'ombre d'un amour. Parlant ici d'amour comme une expression de la vie et tel qu'on le ressent dans la plus misérable habitation. Une maison garde l'odeur et un peu de l'âme de celui qui l'habite, les garde parfois pendant des années en son absence s'il le faut. Une maison est vivante. C'est pas une prostituée qui attend ses nouvelles paires de fesses à la chaîne. L'hôtel toujours nous rappelle la mort ne serait-ce qu'au travers de son équation de base. Nous partirons d'ici avec une main devant et une autre derrière au mieux. Nous ne sommes rien et tout reste aux autres, les petits chanceux en bonne santé et qui sont en train de se taper une belle tranche de viande fumante arrachée à la bête ou sur pieds qui n'a qu'une envie celle de sucer les petit chanceux vu que c'est leur tour sur le grand calendrier. L'hôtel me fait cet effet. Considérant que nous partagerions tous le socle génétique qui m'amène à ces réflexions, je peux parier sur ce qu'un David peut avoir en tête dans ces cas là. Dans le droit fil de ces conclusions je me demande bien ce qu'a pu penser Sam en voyant débarquer Lou de ma voiture. Mince.. Quelle poisse. Je fis en l'apercevant de l'autre côté de la rue. D'autant qu'en plus de la situation scabreuse et je suis bien d'accord, il m'inspire dorénavant une crainte assez primaire. Un serpent se glissant sur mon échine n'aurait pas été pire. Disons le, ça classe un homme un double meurtre. Fut-ce celui de ses propres parents. Sam m'envoya un geste parfaitement amical néanmoins. Une mimique s'adressant autant à moi que Lou. Et un simple .. Je vous laisse.. Avant de filer sans chercher à se mêler de quoi que ce soit. A peine je sentis glisser ses yeux. Je me demande ce qui m'attendait si au lieu de Sam je m'étais retrouvé nez à nez avec le gros Louis.. Ou le comble et je viens juste de réaliser le genre de tuile qui pourrait me tomber dessus, serait de me faire coincer par Antoine. Nous aurions beau eu entretenir d'excellentes relations jusque là, Antoine tient du scorpion. Il pique parce que c'est sa nature. Surtout qu'une histoire pareille lui en rêve jours et nuits. Inconséquent et vicieux comme un enfant. Alors si en plus il peut flairer une bonne odeur de sexe toute chaude, je doute fort qu'il ait envie de faire celui qui n'a rien vu. Je fais signe à Michael qui ramasse une bouteille dans un frigo sous le bar. Tu m'en mets un autre. Je lui fais en désignant une tasse vide devant moi. De suite chef.. Il me répond. Ca va toi. Il me demande ensuite. Ca va.. Comme d'habitude... Je répond évasivement. Ce qui ne le convint pas je crois. Tu m'as l'air préoccupé.. Il rajoute une minute plus tard en posant la tasse sur le comptoir. Il m'ennuie Michael avec ses remarques. Je réfléchis..  Pourquoi ça irait pas;.. Me contentais-je de marmonner. Je ferais peut-être mieux de partir. Je me suis dit aussi. Mais je restais à ma place et lentement sucrais mon minuscule café serré qui est déjà le résultat de toute une histoire. Tous les mordus savent comme c'est difficile de dénicher un bon café. Aux Champions il m'avait fallu batailler avant d'obtenir ce résultat. Remarque après remarque et une râlerie après l'autre j'y étais enfin parvenu alors il n'était pas question de fuir à la première contrariété. Oui, j'étais légèrement préoccupé par ma petite aventure avec Lou. Mais je n'y attachais pas tant d'importance que ça. J'étais plutôt étonné de la tournure sexuelle de l'histoire. Si quelqu'un la veille encore m'avait prédit que j'allais sauter Lou je l'aurais bien traité de fou. Que je l'emmènerais chez moi aussi facilement m'aurait paru scabreux. Et c'est cet aspect qui devait me contrarier. La facilité avec laquelle j'abandonnais des obsessions qui à force de résonner dans mon crâne avaient fini par acquérir un statut sacré. Des histoires de mes nuits glacées gravées dans le marbre. Puis soudain en moins de deux et sans que j'oppose de résistance.. Pffuuit.. J'oublie tout de ce qui faisait tout de même pas mal de mon originalité. En tournant mon café dans le bar qui bruissait de ses habituelles tranches de petites vie insignifiantes, je me débattais dans un drôle de capharnaüm. Sans honte je me goinfrais de tout ce qui me tombait sous la main, et non sans amertume je ressentais un pincement au cœur dans l'abandon de ma vraie solitude. Les souffrances des nuits tristes qui m'auraient vu mourir dans un désert oublié de tous les hommes. J'avais troqué la vraie solitude contre une autre que je qualifiais de pacotille comme celle qui la veille était venue m'importuner. Pas une seconde je ne m'étais laissé duper. Mais je me sentais ramolli à présent. Plus faible. Et avec cette énigme toute mon expérience ne m'était d'aucune aide. J'échouais à fournir une explication fiable...

     


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    Je lui proposais de se mettre à l

    'aise et elle se jeta sur le vieux fauteuil râpé me permettant de découvrir comme les symboles ne valent plus grand chose devant la vie réelle et le sang qui coule par saccades dans les veines; Mon fauteuil sacré l'accueillit sans plus d'histoires. Calme et serein. Mais moi je faisais tout bizarrement. Le vin que je devais servir. Diverses allées et venues dans la petite maison. Des gestes insignifiants comme de remettre en place un classeur sur l'étagère. Lou se contentait de regarder autour d'elle sans rien toucher. Écartant ses jambes d'une manière qui me permettait de voir sa culotte dans la semi pénombre. Je lui proposais de fumer. Ce qui l'étonna réellement. Je ne savais pas que tu fumais toi aussi.. On se fait toujours des idées.;. Elle soupira. Bien sûr que j'ai envie;. Elle fit. Plus tard je me permettais une question assez curieuse. Légèrement obscène. T'as déjà trompé Gaby.. je lui demandais. Elle n'hésita pas à me répondre. Non.. Pas encore.. Alors je devenais fou et la sacrifiais pour de bon. Quitte à blasphémer il fallait y aller à fond. Uniquement de cette manière la vie et ses mystères retrouveraient un sens quelconque. Je la tringlais comme un sauvage. Complètement obsédé que j'étais. Il ne s'agissait pas de faire les choses à moitié pour une première expérience. Gaby je pensais ne serait pas content d'apprendre ce que j'aurais pu faire à sa femme dans cette nuit. Je la collais sur le sol par exemple pour la défoncer devant et derrière. C'était bien de sa faute ce qui lui arrivait. Tellement elle semblait aimer. Dans la nuit quand nous étions sur le point de dormir ne pouvant plus y couper. Elle vint toute menue contre moi. Adorable. Sa bouche tout près de mon oreille.. J'avais repéré ta bagnole c'est pour ça que j'étais sur le banc.. Je savais que t'allais revenir.. T'as cru au hasard.?.. Elle gloussa.. Ca existe pas le hasard.. C'est ce qu'on fait semblant de croire parce ça arrange tout le monde.. C'est un peu comme le père Noël.. Je crois plutôt que je suis amoureuse de toi.. Mais c'est pas grave.. Je suis tout le temps amoureuse.. C'est comme une maladie.. Elle fit...

     

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