• La Maison du Paradis.. (130)

     

    On se retrouva à l'entrée de ma maison du paradis. Je pourrais me vanter maintenant d'avoir prévu la suite mais était-ce si difficile et y a t'il de quoi se vanter. Les chromosomes obéissent à des lois exactement de la même façon que les neutrons et les protons Dansant dans le vide Cosmique... Encore faut-il que rien ne vienne se mêler des règles mystérieuses de l'univers pour que tout tourne comme le Créateur a prévu. Je me propose à ce sujet de témoigner à la fin de ma vie du mal que se donnent tous ces petits humains pour accomplir leur destin tourmenté et toujours contrarié. Je vois là une tâche noble et censée qui de surcroît me conviendrait au poil. Mais en attendant je suis un pion minuscule dans le jeu mystérieux et j'ai beau connaître l'avenir qui m'attend au delà de ce portail je ressens des lourdeurs dans les jambes, des tiraillements dans les mollets. Toute une lourde fatigue qui tombe vraiment mal. A cet instant présent quand j'y réfléchis je sais ce qui ne collait pas. Ma tête et ma queue ne s'entendaient pas comme il aurait fallu. Alors le conflit engendrait le mal et tout retombait sur les membres inférieurs. En vertu d'une autre loi aussi universelle qu'immuable. Les innocents toujours paient pour des fautes qui ne les regardent pas. En l'occurrence mes jambes morflaient parce que ma tête et ma queue n'arrivaient pas à se mettre d'accord. N'empêche qu'à nouveau je tombais en admiration devant La Maison du Paradis.. Ainsi que je l'avais baptisée un peu sans raison. La colline entière me paraissait magique. A peine devant la grille je ressentis l'agaçante impression de rentrer à la maison. Oui, chez moi,.. C'était vraiment à se rouler par terre comme idée. C'est un endroit qui me plait bien.. Je fis à Maggy qui s'esclaffa de cette façon que j'apprécie peu mais je ne sais si j'en ai déjà parlé, je hais les gens qui s'esclaffent pour un rien ou à la fin de chaque phrase. C'est bête et vulgaire et malheureusement très commun. Heureusement avec Maggy je ne suis pas marié. Quand je la vois c'est pour le boulot ou alors je m'arrangerais dorénavant que ce soit un de ces bons jours où j'ai bien la trique. C'est incroyable comme on supporte mieux ses semblables avec la queue raide. Notre entrée dans le grand hall tapissé m'impressionna toujours autant. Il y régnait une vieille atmosphère luxueuse agrémentée d'une odeur de poussière. Des relents d'épices ou de poivre. Quelques senteurs énigmatiques comme de vieux bois vernis; Un esprit trop souvent à la dérive comme le mien dans un décor pareil part vite dans des histoires invraisemblables. Débarrassé de ses occupants et acceptant tous les fantasmes. Un grand hôtel vide est mystérieux. C'est le lieu rêvé pour des martiens complotant contre le monde comme dans Les Envahisseurs.. . J'imagine des trafiquants de drogue avec leur laboratoire planqué dans les caves. Forcément de belles femmes plutôt louches traînent autour de ce genre de rassemblements. En robes de soie et bas assortis.. C'est un endroit très sexuel. Comme un rêve de romancier fou. Qui sent le stupre dans les étages, derrière les portes des chambres avec chacune un numéro. .Il faut avoir l'esprit bouché pour ne pas imaginer le genre de films qu'on pourrait y tourner. J'en suis malade rien que d'y penser. J'aurais donc manqué autant d'aventures dans ce qu'on appelle la Vie. Mais j'ai beau la mettre en pièces jours et nuits celle là elle ne m'en veut pas tant que ça, je l'amuse je crois bien, et puis c'est bien elle qui m'a fait de ce bois, alors magnanime elle me laisse quelques miettes cette vie hallucinante et n'étant plus aussi exigeant que je l'étais dans ma jeunesse, je compte bien m'en satisfaire. Donc un hôtel vide et une Maggy sous la main feront l'affaire même si elle me fatigue avec sa façon de me coller de près depuis notre arrivée. Je la prend néanmoins par la taille et elle se met à glousser comme une dinde sur le chemin des étages. Formant ainsi à nous deux un équipage qui ne risque pas d'aller très loin. A mi parcours et dans l'ombre elle me retourne comme une crêpe et me coince contre le mur. C'en est fini des plaisanteries. Elle en peut plus. Elle attaque par le paquet et souffle tout ce qui lui passe par la tête. Elle est pas loin de me les arracher quand je me décide à lui passer une main entre les fesses. Entre nous ça rigole plus du tout. C'est rien d'autre que la vie et si aujourd'hui pour de mauvaises raisons cela ne m'intéresse qu'à moitié je vais avoir l'air idiot. Il ne fallait pas commencer cette romance de la manière que je m'y suis pris. Même son odeur corporelle ne m'attire plus autant que la première fois. Elle passe tout juste maintenant. Ce maudit malaise que je reconnais au premier symptôme et qui débarque encore au bon moment..; Il me fallait de la dope de toute urgence et j'allais la chercher du côté de Juliette dans l'ombre de l'escalier.. Je me mis à lécher ma mémoire et ses hanches dénudées, sa fente humide comme le bout de ses seins. Non parce que je suis un infâme mais en tenant compte des circonstances, de toute cette complexité. Maggy crût soudain qu'un démon venait de lui sauter dessus alors que je me contentais de faire face à la situation comme je pouvais. J'ai quelques ressources du côté de mon imagination, ce qui me sauvera toujours, et en exagérant le côté porno de l'affaire j'ai pu redémarrer comme une flèche. Oh.. Putain.. Qu'est-ce que je t'aime.. Elle faisait dans l'obscurité et s'accrochant à la rambarde de cuivre. Bien sûr pour mériter de tels compliments je n'y allais pas de main morte. Surtout que je ne pouvais me permettre aucune faiblesse. Le moindre relâchement et je risquais de mourir. Elle paniqua à la fin et se mit à brailler en atteignant l'orgasme. J'étais en sueur de la tête aux pieds mais vraiment content d'arriver au bout. Rarement senti autant soulagé. Je m'autorisais même à la prendre gentiment dans mes bras et de me laisser mourir empli de tendresse. J'avais le sentiment du devoir accompli. Comme l'impression d'avoir eu beaucoup de chance. Je me suis dit que c'était mon jour...

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :