• Règles de Base de l'Humanité (91)

    Un peu plus tard dans l'ambiance générale toujours aussi étrangement intemporelle quelques uns se mirent à danser aux pieds de l'orchestre. Isabelle la première s'écria. J'ai envie de danser.. Il y a longtemps que j'ai pas dansé.. Sophie aussitôt ricanait. Cherche  donc pas d'excuse « ma petite.. » allez viens on y va. Mais ça compte pour vous aussi les mecs. Elle fit. Je me renfrognais comme si elle voulait me descendre dans une mine de souffre. Et bien commencez déjà sans nous;. Et puis on verra bien ce qui arrivera. Reprit David qui s‘y connaissait en stratégie humaine. Isabelle en profita pour le menacer du doigt. Attention David.. Je vous observe Les deux Compères.. si jamais tu essaies de te débiner maintenant.. Je remarquai comme Sophie s'emparait de sa main pour la conduire jusqu'à l'espace où s'agitaient une dizaine d'hommes et femmes sexuellement assez excités si je m'en tiens à ce que je voyais. C'était une sorte de nuit de la grande partouze dans laquelle nous étions tombés sans même faire exprès. Moi qui certainement en avait rêvé plus d'une fois quoique je n'oubliais jamais de penser qu'il faut être à plusieurs pour partouzer, mais doté d'un cerveau capable de reproduire l'inconcevable je savais parfaitement de quoi il s'agissait. J'étais loin d'être un novice. A peine s'étaient-elles éloignées de nous David se rapprocha de ma place. La musique nous enveloppait comme un vent de confettis. C'est deux gouines.. Il me fit.. Ce qui m'amena à le fixer comme si je n'étais plus certain de savoir qui j'étais. Si.. Si.. Il insista. Mais elles ont rien contre les mecs et ça je peux te le dire et la preuve c'est que toutes les deux étaient mariées avant de venir s'installer ici. En attendant c'est des garces;. J'avais un petit doute jusque là; mais maintenant je suis sûr.. Qu'est-ce que t'en penses?. A cet instant il sourit et envoya un charmant signe de la main à Sophie qui visiblement l'observait en sachant parfaitement de quoi il en retournait dans cette conversation. Il reprit dans mon oreille et son souffle chaud venait buter sur mon tympan. Mais ce qui est sûr c'est qu'elles aiment la bite.. Toutes les deux y ont goûtée et Isabelle a une fille.. Elles sont polyvalentes, c'est même ce qu'il y a de mieux ce genre de gonzesses.. Je m'égosillais dans la surprise. T'as bien monté ton coup.. Je lui fis. Il se raidit comme pour se défendre. Enfoiré.. Il m‘envoya. Non. Je repris aussitôt. Je te remercie pour tout ce que tu fais.. Sans toi ils pouvaient m'enterrer avec Raymond cette nuit.. Tes copines sont ce qu'il y a de mieux sur le marché de l'humanité et de la compassion.. Alors elles méritent ce qu'il y a de mieux pour les divertir.. C'était ça mon idée.;; Je fis. David écarta les bras. Et cela ne peut être que nous.. Il déclama. Nous éclatâmes de rire en sous serrant les mains mutuellement à hauteur du visage. Nous trinquâmes comme deux diables chauds. Passagers d'un curieux bateau qui était fait pour nous dans lequel j'apercevais d'autres comme ce type qui à deux mètres à l'abri de la table mais j'en étais certain, branlait efficacement une belle brune gonflée d'extase qui me donnait l'impression de devoir éclater bientôt. Tout ça dans l'ombre secrète de sa jupe seulement elle me semblait déjà assez Partie cette brune pour nous dire Ouvertement.. quelle vrai être humain elle était sous le camouflage honteux d'une triste civilisée comme dans l'ombre affriolante de la jupe. Elle me rendait heureux sans le savoir. Autant elle que son bourrin qui la travaillait à l'os m'allégeaient pour quelques minutes du poids maudit et assommant de la vie et de tous ses codes qui me transpercent et me taillent dans le vif comme si partout où je dois passer il pleut des couteaux. Malgré ma grande gueule je finis par me contenter de très peu avec les années qui passent. Mais je n'en dis rien. Je me tais et j'apprécie. Puis dans le même esprit je goûte de moins en moins les commentaires qui accompagnent nos gesticulations comme un souffle lourd. Quel besoin d'enlaidir nos moindre gestes et la noblesse encore réelle de quelques actes par des mots qui salissent le peu d'innocence rescapée du candide et ancien émerveillement. Un honnête homme qui sait vivre devrait se faire passer pour aveugle et plus encore à partir d'un certain âge. Les autres ne méritent pas les horreurs qui l'encombrent. Comment aimer un vieux plein d'expérience qui à tous moments se met à rappeler(et en connaissance de cause..) les règles de base de l'humanité. Les femmes comme les hommes ne sont que viande, liquides, fluides et matières gélatineuses, des os et de la merde.. Créatures Coprophages... Quand à leurs esprits nous n'y trouverons qu'avidité;. Mensonge, jouissances misérables et honteuses à éviter de mentionner sauf que nombre d'entre nous pourraient très bien tuer pour si peu... Tout ceci n'est qu'un rapide raccourci j'en conviens. Mais il contient l'essentiel puisque tous les problèmes que nous rencontrons s'inspirent d'un contenu que je me fais fort de résumer en deux petites lignes. Heureusement j'ai appris à me taire dans un effort inouïe de mettre mon esprit à la hauteur de mon âme. Plus exactement je crois de l'idée que je m'en suis fait dans le grand silence. Parce qu'il faut bien vivre et cela implique un minimum de dignité. Plus encore et aussi étrange que cela semble, dans la solitude. Les plus grands criminels prétendent ne pas en manquer de cet orgueil si coûteux. Alors pourquoi pas moi.. Je sentis soudain une main qui saisissait la mienne et m'enlevait littéralement. Toi aussi David.. Faisait encore Isabelle en m'entraînant malgré moi vers l'espace dansant. Tu vas pas nous laisser en plan. Elle continua pour David du fait que pour ma part j'étais ferré et puisqu'il faudrait danser et bien allons-y; . Je me suis dit. Oubliant un peu vite que je ne pouvais me souvenir d'avoir dansé dix fois dans ma vie. Mais David lui se montrait bien moins timide que je l'étais. De toute façon il n'y avait pas besoin de savoir danser dans cette nuit en haute mer agitée. Je la pris par les hanches pour découvrir que ce truc est pareil au vélo. Cela ne s'oublie jamais. Je fis ce que je pouvais et heureusement la musique était bonne. De solides blues épais comme j'aime et qui font tout le boulot. D'abord son regard parut se figer à la hauteur de mon nombril et mes bras qui l'effleuraient à peine. Avant de s'élever vers mes yeux. Elle semblait ne pas vouloir se départir d'une sorte de cinéma avec sa bouche et ses hanches. S'abandonnant mais avec une exagération qui m'aurait interdit d'office de prendre toute l'affaire trop au sérieux. Néanmoins je commençais à bien savoir ce que je voulais de mon côté. Me collant à sa vulve je ne tardais pas à lui faire goûter de près ce que j'appellerais mon empressement. Il me vint ainsi une idée alors qu'elle appréciait le petit massage sur son pubis qui même au travers de nos vêtements se révélait chaud et moelleux. J'eus l'envie de la prendre en levrette sans attendre qu'elle ait eu à se défaire de la jolie jupe légère. Mais pour aller au bout de mon projet il était question qu'elle conserve son slip et que les prémisses de ce genre d'aventure soient réduits à leur plus simple expression. Je me voyais ainsi quelque part dans la pénombre la retourner avec une certaine fermeté et lui permettant de se caler contre un mur, l'amener au bord de l'orgasme de quelques bons coups de reins. Tout ceci pratiquement sans prévenir. Dans le brouillard où plus tard Encore nous nous retrouverons il ne me reste que d'assez fugaces images qui ne me sembleront jamais très réelles quoique je sais que tout s'est bien passé tel que je le raconte. Nous avons continué à boire dans leur salon qui ressemblait à une serre tropicale mais aussi à un musée baba cool avec de gros poufs recouverts de tissus indiens. A quatre nous avons descendu vite fait une petite bouteille de whisky avant qu'Isabelle suggère que vu l'heure nous passions la nuit sur place. Je laissais David répondre du fait qu'il était censé conduire. Je crois qu'on peut pas faire autrement.;. Il fit en semblant toutefois me questionner. Je crois que c'est le mieux.. Si on veut bien nous offrir un coin de lit bien sûr.. J'ajoutais. Alors là.. Mon coquin. Si tu te permets de mettre en doute notre hospitalité. Me balança Isabelle pendant que Sophie s'autorisait à ricaner. Pour la seconde fois elle me saisit la main et m'entraîne fermement vers l'étage où elle est censée me prouver qu'il existe bel et bien un lit frais qui m'attend dans la maison. Je grimpe à sa suite dans la demi obscurité. L'escalier de bois sent la cire et nous amène sur un palier où nous surprend une grande peinture de la vierge que je distingue dans la pénombre parce qu'aucune ampoule directe n'est allumée à cette hauteur. Je porte ma main vers ses fesses et sans hésitation les palpe pleinement. C'est tout juste si je l'entend glousser mais ce n'est pas pour ça que je manque de tituber sous les effets de l'alcool qui commencent à sérieusement se faire sentir. Ce serait plutôt du à cette image que je me suis mis en tête et ne me lâche plus. Je la stoppe dans son élan et la retourne exactement comme je prévoyais de faire. La mettant face au mur et heureusement ce ne fut pas sur la grande toile de la Vierge qui dans le dos continuait à m'observer. Lui écartant d'abord les cuisses de mes deux mains et comme elle n'est pas née la veille elle commence vite à comprendre où je veux en venir. Elle se laisse manœuvrer et ne tente pas de se retourner au point que je m'étonne de ma dextérité. Rien ne m'arrête. Je la voulais de cette façon et aucune maladresse ne vient entacher mon élan. Quand je la fourre je constate seulement qu'elle gémit presque immédiatement avant de grogner à voix haute et au bout d'un moment j'entend un « Et bien qu'est-ce qui se passe là haut.. » Suivi aussitôt du rire de Sophie et j'imagine très bien la tête de David sachant qu'il n'était pas à plaindre lui même. Il est en de Bonne Mains.. Je me suis dis. Mais l'aventure fut loin de se terminer ainsi. Je me retirais et me laissais conduire dans la chambre qui me rappelait celle de mes parents du fait que je n'ai Jamais.. Moi même possédé ce type de chambre et de mobilier. Heureusement ce n'était pas non plus la sienne ce qui m'aurait déçu et plutôt une sorte de chambre d'ami ou de dépannage. Elle me poussa vers le lit en employant la même autorité dont j'avais fait preuve dans le couloir et la vénérable levrette que je m'étais juré d'obtenir avant toute autre discussion. J'avais la tête qui commençait à tourner et partait dans tous les sens. Ce qui lui facilitait la tâche et j'étais assez content de la voir s'activer maintenant et visiblement de bon cœur. C'est à la fin de cette séance qu'elle mena comme elle l'entendait, que j'eus droit à un ultime épisode auquel j‘étais loin de m‘attendre. Je venais de manifester une sorte d'envie d'en finir lessivé comme j'étais. Quand elle cessa aussitôt toute activité puisque c'était elle qui me dominait à présent. Je la sentis glisser hors du lit et je gardais les yeux fermés. J'étais à deux doigts de sombrer seulement ce n'était pas dans un abîme infernal semblable à quelques uns que j'avais expérimentés. Elle me laissa flottant dans le bonheur sexuel, en lévitation sur mes sens et les roulements à billes de l'alcool, la fatigue, la mort de Raymond.. La vie humaine charnelle et incompréhensible. Je ne m'imposais aucun effort et plongeais dans l'inconnu avant de sentir ma queue aspirée à nouveau par des lèvres qui le moins que je puisse affirmer est qu'elles savaient y faire. Je m'abandonnais complètement les cuisses écartées sans fournir un geste. Je me disais certainement que c'est ce qu'elle voulait et cela m'arrangeait très bien. En rouvrant les yeux après qu'elle m'ait vidé jusqu'à la dernière goutte j'eus un doute. Je ne la reconnaissais pas malgré la demi obscurité. Je fis l'effort de me lever sur mes coudes et dans l'ombre je découvris Sophie qui déjà s'en allait en ricanant. Les fesses à l'air et qui venait de proprement m'astiquer...

     

    Maintenant que je roulais au beau milieu de cette caravane, j‘avais tout le temps à ce petit train de m‘extasier sur la situation. Je fus le premier surpris en déboulant gentiment sur le square en face des Champions de me coltiner avec autant de monde. Qui l'eut cru que nous nous retrouverions un dimanche si nombreux après la petite bande qui six mois plus tôt pouvait se compter sur les doigts des deux mains. Pour moi cela sonnait un peu et même si je m'en défendais comme le grand baptême public d'une nouvelle religion venue signer une nouvelle vie après les ténèbres de l'hiver interminable. J'avais retrouvé un peuple et celui-ci paraissait bien plus à ma mesure que l'ancien trop vaste et trop flou pour mon esprit et mon âme qui n'avaient jamais jusque là réussi à réellement s'entendre. S'écorchant l'un l'autre sans pitié dans la maudite machine à laver. Donc les multitudes se montraient et pour moi en tout cas, inquiétantes avec autant de problèmes simultanés à traiter dans l'urgence pour le seul bénéfice de conserver la vie. Pourtant nous étions nombreux et je ne me sentais pas si mal et même que j'agitais mon fanion avec un enthousiasme loin d'être feint avec David à mes côtés bras et jambes en éventail. Nous n'étions que deux dans ma grosse bagnole du fait que Salvador avait le premier lancé cette curieuse idée que Ce Serait Très Drôle de Prendre le Maximum de Caisses.. Et ainsi nous voilà en convoi répartis sur deux ou trois cent mètres à klaxonner comme des bœufs sur notre passage en route vers le lac de montagne encore silencieux à cette heure et qui n'était peut-être pas si pressé de nous voir arriver. L'histoire des fanions c'était encore autre chose. Dans l'enthousiasme dévorant Michael s'était souvenu d'un vieux stock laissé un jour par un fournisseur pour un concours de pétanque. Il les avait distribué à peu près à tout le monde y compris à un de tas gens que je ne connaissais même pas de vue et qui devaient venir d'autres vallées. Il faut dire qu'à force d'en parler notre histoire était devenue fameuse et chacun avait des copains ou des collègues qui voulaient en être. Bref nous aurions pu représenter une petite force politique réunis comme nous étions. Il y avait même les anglais avec deux voitures dont une Triumph décapotable et leurs curieux volants à droite qui nous faisaient mourir de rire. Alors nous voilà partis et en tête qui pensez-vous qui trônait là bas de toute sa splendeur. Je vous le donne dans le mille. Bastien Potiné et sa Ferrari jaune ouvraient la marche dans un bruit d'enfer. Dans d'autres circonstances il aurait bien fini par m'amuser tellement il en faisait. Seulement à ses côtés se trouvait Juliette qu'il avait réussi à embarquer simplement parce que ce type ne fait que ce qui lui passe par la tête. Sans un soupçon de pudeur et cela je le crains participait aussi à ses succès. Donc nous y sommes. Cela aurait pu être une journée vraiment exceptionnelle  sous le soleil lisse et bleu et intouchable. Pur comme l'éternité. Si Juliette ne s'était trouvée là bas à portée de main de l'autre balourd. Pendant que modestement je me traînais perdu dans le peloton. Qu'est-ce qui t'arrives.. Me demanda David avec un brin d'inquiétude. Rien.. Je bredouillais après quelques secondes. La vie est belle... Voilà tout.. .

     


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